Histoire du pré Catin

Un chalet savoyard typique sous la neige

Nous avons rédigé – qui a dit « romancé ? » – l’histoire du Pré-Catin. Une histoire d’or, d’amour, d’amitié et d’eau minérale à lire ci dessous.

L’époque Dan

L’histoire du chalet le Pré Catin, c’est d’abord celle de Daniel.

Un homme qui parle
Dan en 2018

Tout commence au XIXème. L’été, les bessanais font les foins en Savoie, l’hiver, ils sont cochers à Paris. La tradition perdurant, les bessanais du XXème siècle seront chauffeurs de taxi à Levallois-Perret.
Le petit Dan habite à Paris. Il fait copain avec le fils d’un collègue de son papa qui vient de Haute-Maurienne et se retrouve à passer ses étés à Bessans chez les grands parents du copain. Les anciens lui enseignent la montagne, les saveurs de la cuisine savoyarde, le bonheur du grand air. Dan est bon élève.
Plus tard, le jeune Dan étudie à Paris la résistance des matériaux, fait la révolution en 1968, se range des barricades, travaille comme expert dans un ministère, s’ennuie.
Le jeune adulte Daniel apprend que Bonneval-sur-Arc cherche un cuisinier pour le Criou, le restaurant d’altitude sur les pistes de la station de ski qui, en 1975, a atteint l’âge de raison : 7 ans. L’appel des cîmes est trop grand, Dan démissionne de la fonction publique et relève le défi.
Dan va faire du refuge du Criou un haut lieu de la gastronomie et de la culture. Côté gastronomie, c’est le meilleur resto de Bonneval-sur-Arc. Le maire n’hésite d’ailleurs pas à emmener les officiels en motoneige dîner au Criou. Côté culture, c’est le plus haut cinéma de France ( 2100 m ). On vient voir les films d’art et d’essais en télésiège, on repart tard dans la nuit en glissant sur la piste qui ramène au village à skis, en luge ou … sur des sacs poubelle. Les enfants adorent. Ils aimeraient encore, mais c’est désormais interdit, trop dangereux, paraît-il.
La légende soutient que c’est à l’occasion d’une soirée au Criou que Patrice Leconte, scénariste des « Bronzés font du ski » imagine la scène du télésiège.
C’est à cette époque que Dan rencontre Josiane. Josiane travaille dans un centre de loisirs en Italie et vient un soir au Criou avec des amis. La chaleureuse ambiance du lieu et -pourquoi le cacher- la liqueur de mélèze, rapprochent les cœurs et voilà Josiane embarquée dans l’aventure. Régulièrement, elle vient rejoindre Dan qui la récupère à l’arrêt du train à la frontière. Ce n’est pas une gare, mais c’est plus près de Bonneval-sur-Arc et plus amusant de descendre là, au nez et à la barbe des douaniers, qu’à la gare de Modane comme les autres voyageurs. Elle finit par s’installer au Criou pour le meilleur et pour le pire. Surtout le meilleur.
Les années passent, Dan et Josiane commencent à avoir de l’expérience et le maire les sollicite pour monter une auberge dans le village. La station manque de restaurants. Au delà de 50 couverts, il est possible d’obtenir des subventions. Cinquante, c’est beaucoup, mais Dan est partant.
La mairie propose un emplacement à côté de l’ancien chalet du CAF.

Un vieux chalet, une montagne
Ancien chalet du CAF

Le CAF est d’accord à condition que Dan se charge de détruire le vieux chalet qui est en ruine.
Au passage, on remarque sur la photo que l’ancien chalet, qui date de 1894, est construit avec une charpente ‘à la tarentaise’ (faîtière dans le sens de la vallée) alors que tous les chalets de Bonneval-sur-Arc ont des charpentes ‘à la maurienne’, (faîtière perpendiculaires au sens de la vallée).

Il se dit que Dan aurait financé son chalet avec les boules d’or de la légende qu’il auraient retrouvées dans les gravats et qu’il auraient vendues deux fois le prix de l’or, la finesse des ciselures, surtout celles du cochonnet auraient émerveillé un collectionneur marseillais. Si vous avez l’occasion de passer sur le vieux port, posez la question à un pêcheur, il sera intarissable sur le sujet.

Dan fait tomber la ruine mais le président du CAF changeant tous les ans, chaque nouveau président se croit un devoir de faire monter les enchères. Au bout de deux présidences, le prix du terrain est devenu exorbitant. Ayant démontré que le record des Alpes du prix au mètre carré était atteint, le maire de Bonneval-sur-Arc ramène le CAF à la raison. Les travaux peuvent commencer.
Les plans sont dessinés par un architecte. Dan se charge des travaux avec 5 maçons bonnevalains embauchés pour l’occasion.
Le chantier commence en mai 1981. Le chalet est « hors neige, hors d’air » au bout de 6 mois.
Les pierres sont choisies et ramassées dans la montagne puis descendues en Dumper, comme faisaient tous les bonnevalains à l’époque. Dan y tenait. Elles sont montées par un sixième maçon, italien, à la manière d’un mur de pierres sèches.
La charpente, de ‘type maurienne’, cette fois-ci, est faite avec d’immenses troncs de mélèze, récupérés au pied d’une avalanche un peu plus bas dans la vallée.
Le carrelage est réalisé avec les parefeuilles de Provence. Tous les carreleurs prennent Dan pour un fou : La parefeuille est poreuse, parfaite au bord des piscines, mais dans un restaurant ? Dan les posera lui-même et les saturera d’huile de lin et de térébenthine.
Les Lauzes viennent de la démolition d’un bâtiment militaire en Italie. Nous sommes en 1981, mais déjà dans le développement durable : du recyclé, du local, du naturel. Dan est en avance sur son temps.
Le résultat est superbe.

Un chalet savoyard typique la nuit
Chalet Pré Catin en hiver

Les premiers clients du restaurant sont accueillis en février 1982.
Dès la première année, le succès est au rendez-vous. Dan fait de la cuisine authentique avec de vrais morceaux du cœur de Dan dedans. Pour leur 4 heures, les gourmands accourent de toute la vallée pour les muffins de Josiane. Tous les guides gastronomiques applaudissent. Le Pré Catin obtient même un bibendum au guide Michelin. L’hiver, c’est plein de skieurs, midi, goûter et soir. L’été, c’est encore plus fréquenté, on fait plusieurs services. Hors saison, Dan gère les locations de vacances de ses voisins. Anne skie aujourd’hui dans ses traces en quelques sortes.
50 couverts, c’est lourd. Dan, au fil des années, commence à s’essouffler et Josiane menace de faire la grève des muffins. Le couple cherche à vendre son affaire. A part les promoteurs, personne n’est intéressé. « Vendre mon âme aux bétonneurs ? Jamais », dit Dan. « Vous voulez que je vous montre comment je faisais les cocktails Molotov en 68 ?«  Dan est en colère. « Vous connaissez la différence entre un pavé de Saint Germain et une Lauze des Alpes ? Passez votre chemin ! »

Le chalet de Stanis

Un homme fumant la pipe au bord de la mer
Stanis en 2005

Opérons un petit retour en arrière,

Nous sommes en 1994. Stanis, un vieux loup de mer, demande à des amis les coordonnées d’un architecte. On lui conseille PeL, un jeune architecte breton. Stanis lui demande des conseils pour sa salle de bains. PeL n’est pas enthousiasmé mais c’est une période où ses chats sont maigres et les contrats peu fréquents.
PeL procrastine, attend, remets à plus tard, mais finalement, c’est au pied du crayon qu’on reconnait l’architecte, dessine la salle de bain de Stanis dans la nuit précédant le jour où il s’est engagé à rendre le projet. PeL arrive à l’heure au rendez-vous, Stanis est en retard. PeL qui n’aime pas le whisky mais qui est poli, écluse deux scotchs proposés par sa femme. A l’exposé du projet que propose PeL, Stanis est enthousiaste, «Une cabine de bateau ! C’est tout ce que j’aime. Marché conclu ». En guise d’acompte, Stanis donne à PeL deux colverts, « de sa chasse en Sologne ». PeL les fourgue à Cécile qui – les deux canards n’étant pas vidés ni plumés – les refourgue à sa belle-mère.
La salle de bain finie est magnifique.
Stanis propose alors à PeL de restaurer sa modeste maison de famille sur une île des Côtes d’Armor. En fait de petite maison, il s’agit d’une immense demeure de granit sur une île coupée du monde 12 heures par jour. Regarder depuis un chantier les colères de l’océan, ça crée des liens. Un projet magique selon PeL. Stanis aime et confie ensuite à PeL la réalisation de sa maison à Rennes puis de son bureau.

Au tournant du siècle, Stanis demande conseil à PeL pour acheter un chalet sur une montagne qui tient un peu de l’île déserte : Bonneval-sur-Arc. Un premier chalet est envisagé mais il ne plait pas à PeL. Stanis en trouve un second.
Rendez-vous est pris à l’Auberge du Pré-Catin. Stanis n’a pas perdu ses vieilles habitudes. Il est en retard. Dan le reçoit au salon de thé. C’est leur première rencontre. Il paraît que Dan et PeL n’ont pas bu que du thé ce jour-là.
Le chalet plait à PeL, Stanis l’achète. PeL rédige les plans pour René qui est chargé des travaux sur place. PeL et Stanis viennent aux intersaisons pour rénover le chalet. Ce sont les meilleurs clients de l’auberge du Pré-Catin. Dan guette leur arrivée « vous venez pour la soupe ? ». Les trois font la paire. Ils deviennent rapidement amis.

L’ère PeL

Deux hommes assis
Dan et PEL

Nous sommes en 2003. La mission de PeL chez Stanis tire à sa fin mais Dan et Josiane ont des projets de retraite, on l’a vu plus haut. Ils souhaitent revoir leur Normandie. PeL va aller voir leur maison du Cotentin, réalise deux plans de rénovations mais Dan et Josiane doivent d’abord vendre leur auberge.
Il n’y a qu’un acheteur : un promoteur immobilier qui compte pousser les murs et découper l’auberge en petits bouts pour y caser 50 couchages. En somme, un promoteur propose sans rougir à Dan de charcuter son bébé. C’est Dan qui voit rouge.
Il reste le coup de téléphone à un ami : PeL et Cécile appellent Dominique et Catherine qui semblent intéressés. Ca ne traîne pas : 15 jours plus tard ils sont sur place et sont conquis. Ils rameutent un autre couple d’amis, avec lesquels ils vont acheter le Pré-Catin et le transformer en chalet de vacances. Il y a même un quatrième couple sur l’affaire. PeL envisage tout d’abord 4 appartements mais finit par aboutir à un projet à 3 seulement. Il y a du terrain et on construira le quatrième en légèrement plus grand, voire beaucoup plus grand. Ce sera le chalet Michka, mais c’est une autre histoire.
Le projet de rénovation du Pré-Catin est prêt. En simplifiant un peu, disons que salon de thé deviendra l’appartement 3 (PC3), l’appartement de Dan PC2, le restaurant PC1, la cuisine de l’auberge servira aux communs. L’idée est de garder l’âme de l’auberge. Dan et Josiane signent la vente.
L’équipe qui rénovait le chalet de Stanis est reconduite pour le Pré-Catin. Tout le monde est rodé. La transformation sera menée en 6 mois. Il n’y a que Santos, le chien de PeL qui ne s’habitue pas : pendant des années, il courra chez Stanis à chaque fois qu’il voudra rentrer à la maison !

A part le chien, tout le monde est heureux. Les trois familles se rencontrent au chalet plusieurs fois par an pour faire du ski ou des randos, manger des diots ou des fondues au chocolat, boire de l’eau minérale des Alpes ou des jus de myrtilles, jouer sur les mots ou au tarot, refaire le monde ou la lasure.

Quand ils ne sont pas là, vous avez la chance de pouvoir loger dans ce monument historique. On vous accueille ici : Cliquez sur les boutons « Pré Catin 1, 2 ou 3 ».

Pré Catin 1 pour 8 personnes Pré Catin 2 pour 7 personnes Pré Catin 3 pour 6 personnes

Bonne année

  • Post Category:(Tous)

L’an passé, nous avons

reçu nos visiteurs habituels et accueilli de nouveaux intervenants,

fait des lits et connaissance avec nos futurs hôtes,

déneigé des escaliers et décoré des sapins,

planté des fleurs et tondu des pelouses,

nettoyé des baignoires et briqué des piscines,

peint des murettes et accroché des tableaux aux murs,

changé des canapés et préparé des petits fours,

accompagné vos vacances et rentré du bois,

cassé des bûches et racheté des assiettes,

remplacé des ampoules et trouvé de nouvelles idées,

installé des répéteurs wifi et été touchés par votre fidélité.

 L’an nouveau, nous souhaitons

qu’en matière d’évasion et de villégiature, ici ou là-bas, nous vous aidions à obtenir un 20/20 en 2020,

que “icioulabas” devienne synonyme de “location saisonnière” comme “Mobylette” l’est de “vélomoteur”,

que nous puissions vous accueillir toujours plus nombreux à Bonneval-sur-Arc, Toulouse, Villemur-sur-Tarn, Quint-Fonsegrives, Teilhet, Bagnères-de-Luchon et nous l’espérons, ailleurs.

Un chalet savoyard typique la nuit

BONNE ANNÉE !

https://icioulabas.fr

La neige est là

La neige tombe à Bonneval-sur-Arc.
Le télésiège en piaffe d’impatience.

Une piste de ski, un télésiège à l'arrêt, de la neige
Le Vallonnet

Nous aussi. D’ailleurs, on skie déjà. A Bessans, comme les pistes de ski de fond sont ouvertes et remplies de champions, pour ne pas faire de complexes, on skie hors piste 🙂

Une grande étendue de neige, un skieur seul, une trace dans la poudreuse
Ski de fond à Bessans

 

On vous attend ici : Bonneval-sur-Arc

Du paddle au service de la nature à Villemur-sur-Tarn

Des personnes sur des planches de paddle, une rivière, des arbres

« Per l’Aiga paddle fonctionne depuis quelques années et propose des balades aquatiques pour partir à la découverte du Tarn d’une manière singulière : avec le paddle, qui mêle le sport et le plaisir de contempler les multiples merveilles que recèle notre belle région, de parts et d’autres des rives de la rivière traversant Villemur. »

La Dépêche du Midi du 20 juillet 2019.

On vous attend ici : Villemur-sur-Tarn

La station de ski est ouverte jusqu’au 14 juillet

Une station de ski

Maintenant que le col de l’Iseran est ouvert, à 14 kilomètres de route magnifique des chalets Michka et Le Pré Catin, à Bonneval-sur-Arc, l’été, c’est la saison des sports d’hiver. Les pistes de ski sur le glacier du Pisaillas sont ouvertes de 7h à midi et jusqu’au 14 juillet 2019.

Profitez du ski d’été. Plus d’infos sur le site de la station de Val d’Isère.

On vous attend ici : Bonneval sur Arc

Exposition éphémère à succès « Regards croisés »

Une peinture vue de près

Samedi 18 mai 2019, nous avons eu la chance d’accueillir pour une exposition éphémère le peintre Eugène Abraham venu avec une partie de son œuvre.

Vous êtes venus nombreux, plus que nous n’espérions. Merci.

L’ambiance était à la convivialité, les peintures et les petits fours de l’artiste y étaient pour beaucoup.

Notre maison de Toulouse était un écrin idéal. Tellement adapté que nous envisagerions presque de transformer notre location saisonnière en galerie d’exposition. Mais en attendant, pour les chanceux qui habiteront chez nous un weekend ou un mois, l’exposition continue : quelques tableaux restent accrochés aux murs.

NB: Pour le petits fours, trop tard, nous les avons tous mangés.

Nous vous attendons ici : maison de Toulouse

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